Quand nous avons sérieusement commencé à douter d'avoir raté notre arrêt à Tegucigalpa, nous nous sommes renseignés auprès du passager qui avait des soucis avec ses noix de cocos et les douaniers, à la frontière. Tegucigalpa, c'était bien le dernier arrêt. Lui s'arrête à San Pedro pour prendre un autre bus direction La Ceiba, et se rendre ensuite sur une des îles de la baie.

BINGO !

Nous avons donc vraiment raté notre arrêt ! Mais que va-t-il se passer ? Est-ce possible qu'il n'y ait vraiment aucun contrôle ? Devra-t-on payer une amande ? Serait-ce l'occasion de se faire arnaquer comme deux bons touristes ?!! Mais le pire qui nous trotte par la tête : nos sacs à dos !!! Comme on l'a souvent vécu en Amérique du sud, selon la ville d'arrêt des passagers, il y a toute une organisation à propos des baggages (tel compartiment pour telle ville, et à l'arrivée, on largue toutes les affaires du compartiment en question.) ! Bon, c'est vrai qu'en Amérique du sud, ils annoncent tout de même la ville d'arrêt... preuve d'une certaine bonne organisation du voyage ! Que là... personne n'a rien dit à personne, alors que c'était un arrêt important (la capitale tout de même...) ! Le gros stress donc : que nos sacs ont été largués à Tegucigalpa !!!!! Aïe, aïe, aïe ! Evidemment, à part nous ronger les ongles, il n'y avait rien à faire !

Le vert continue de défiler aux fenêtres.

Un bon côté tout de même d'après les renseignements reçus, c'est que là où le bus se dirige, malgré nous, c'est la bonne direction pour la suite de notre voyage. Comme notre voisin à cocos, nous souhaitons nous rendre sur une des iles de la baie. On ne pouvait pas mieux tomber ! En espérant évidemment qu'on ne nous a pas raconté d'histoires, et que nous avons bien tout compris de ce qu'il avait dit. Nous croisons donc les doigts pour que notre erreur tourne en notre faveur !