Mercredi 13 juillet 2005

L'île commence à peine à se réveiller quand la navette prend le large. Nous essayons de prolonger un peu le sommeil. Nous sommes contents de quitter Utila. Mais la suite des aventures est encore indéterminée. Notre objectif principal, une fois de retour à La Ceiba, est d'avoir des nouvelles de notre carte bleue avalée : les heures et même les jours suivants dépendront de ça ! 

Dernières vues depuis la mer... soupirs de regrets de n'avoir pas profité autrement de notre "étape plage" au Honduras. D'autant plus qu'on ne la verra plus avant longtemps, la mer....

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Voyage dans une camionette à bétails...

Au port, nous méprisont les taxis qui se ruent sur nous. Il y a des camionnettes à bétails qui proposent de faire la navette collective vers le centre, moins cher que les taxis, et spécial routards. Nous prenons cette option : avec un tas de touristes-sacs-à-dos, on nous enferme à l'arrière de la camionnette comme des moutons. Pour ceux qui ne veulent pas rester debout, les sacs servent de sièges. Nous formons un spectacle amusant pour les locaux... Il faut dire que tous ceux qui font la route avec nous sont rouges comme des écrevisses. Tous descendent à la gare routière. Pour l'arrêt au centre ville, nous ferons la route seuls, la crinière dans le vent.

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Ouf ! Carte bleue retrouvée !

La ville de La Ceiba est décidément vraiment différente en pleine semaine : il y a du monde et de l'animation. Alors que nous n'y étions qu'une nuit (un dimanche), nous retrouvons sans peine la banque où notre carte bleue s'est fait avalée. Nous arrivons un peu avant l'ouverture, et une longue queue commence déjà sur le trottoir. Titine se met dans la file avec les gros sacs, tandis que xav va chercher de quoi prendre un petit déj vite fait (ça grougroute dans le ventre). Avec notre pauvre espagnol, on se demande bien comment on va s'en tirer. A l'entrée même de la banque, des vigils mitraillettés vérifient pièces d'identités et demandent à chacun la raison de sa visite en banque. Les têtes louches se font rejetés. Ils fouillent aussi les sacs. Titine devra rester à l'entrée avec les gros sacs à dos. Finalemnt, on l'autorise à accompagner xav ; tout en bossant, les vigils se proposent de jeter un coup d'oeil sur nos sacs. A notre tour, en baragouinant, nous arrivons à faire comprendre notre souci "la tajeta gloups en la machina...". On nous reçoit gentiment à part dans un bureau, et ouf ! le grand soulagement, personne n'a détourné notre carte bleue, ils ne l'ont pas envoyé en France, et notre compte n'a pas été bloqué !! Pour fêter ça, nous prenons un deuxième petit déj, un peu plus digne de ce nom, et commençons à programmer la suite de la grande traversée de l'Amérique centrale.

Suite du périple : direction nord du Honduras.

Nous sommes en plein milieu de la matinée, nous n'avons pas encore perdu notre journée. Avant de quitter définitivement le Honduras, on décide de faire une halte à Copan, dans le nord du Pays. A la gare routière, nous avons une fois de plus de la chance : on nous file un billet pour Copan, un bus s'en va de suite.

A San Pedro Sula, tout le monde descend. Le bus ne continue pas à Copan. Il faut choper un autre bus en escale. C'est ce qu'on comprend en gros. A chaque fois qu'il y en a un (parfois il y en a deux à la fois),  les voyageurs se précipitent, donnant à la salle d'attente une impression de bazar général. Tout le monde veut partir. Mais tout le monde ne va pas au même endroit. Personne ne veut rater sa correspondance. Et surtout, tout le monde veut avoir une place dans son bus. Nous sommes complètement déboussolés. Finalement, on ne sait plus trop comment, nous partons (dans la bonne direction siouplé) dans un bus qui ne s'arrêtait même pas 5 mn pour récupérer les voyageurs en attente.

Ouf ! Quelle aubaine aujourd'hui !