Carnet de vadrouilleurs

Petites histoires, grands récits et photos de nos vies aux quatre coins du globe... Il y a elle, il y a lui, depuis peu il y a bébé, mais il y a surtout une passion commune pour la vie, l'ici et l'ailleurs, le plaisir d'écrire et de photographier.

04 décembre 2004

Manaus, le port amazonien

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Posté par herxav à 23:36 - Bolivie et Chili (été 2004) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 décembre 2004

Mésaventure entre deux fleuves (Manaus, suite et fin.)

Le 26 juin, nous sommes allés voir la fameuse rencontre des fleuves RIO NEGRO et RIO SALIMOES : un spectacle incroyable !! Nous nous sommes perdus un peu à la recherche du bus qui mène au débarcadère. La ville de Manaus est immense, les axes vont dans tous les sens, et les bus et les arrêts innombrables ! Un vieil homme boiteux et édenté nous conseille et propose fièrement de faire la route avec lui. Il vient du Guyana et parle très bien anglais : rare au brésil !! Le bus traverse la ville et au bout d’un peu plus d’une heure, les constructions humaines sont englouties par la végétation. Au bout de nulle part, la forêt amazonienne. Au bout de la longue route, le débarcadère, et évidemment quelques bouibouis en bois anarchiquement installés où l’on propose boissons chaudes et froides, ainsi que des encas. Le vieux guyanien, tout souriant, comme une star célèbre qui débarque dans son village natal, lève le bras vers la gauche, puis vers la droite pour saluer la population qui le connaît. Des pêcheurs se ruent sur nous, sachant très bien pourquoi on est là ! On négocie fermement, et on s’en tire très très bien !! 15 réals pour deux, soit 2 euros, c’est presque le prix qu’on aurait payé si on avait pris la navette qui traverse, mais qui ne s’arrête pas à l’« encuentra das aguas ». Le vieux gère l’attroupement. Ayant entièrement confiance en lui, on finit avec un mec borgne aux allures trop louches ! Nous voilà donc à naviguer très très lentement dans une sorte de tapouille avec une sorte de pirate à la peau tannée et tout plein de cicatrices. Le borgne s’adresse surtout à moi, il doit croire que je suis brésilienne. On sourit et se la joue aimable mais j’avoue que je n’étais pas très rassurée, surtout que le moteur est tombé en panne deux fois. Heureusement que c’est toujours un plaisir que de respirer un grand bol d’air fluvial et de verdure ! L’eau paraît normale. Au large, on devine ce qui nous attend : l’eau y est très claire, celle où l’on navigue parait noire à côté, et une ligne  ondulante sépare les deux eaux. De nos lectures et du peu qu’on a compris sur ce que le pirate nous a raconté, ce phénomène géophysique s’expliquerait par la température spéciale des eaux. Le pirate nous mène jusqu’à la rencontre. On est ébahi par le « spectacle » incroyable et pourtant vrai : le Rio Negro (fleuve noir) et le Rio Salimoes (fleuve blanc) se rejoignent, se dandinent l’une à côté de l’autre en formant une seule eau, mais ne se mélangent pas. Le pirate nous place sur la « frontière », et arriva ce qu’on a craint depuis le départ : il éteint l’embarcation et commence à vouloir changer les négociations. Nos cœurs battent vite. Xav feint celui qui ne comprend rien. Le pirate invente mille et une excuses, sa famille pauvre, le prix de l’essence, et nous propose même d’aller voir une chapelle sur une île,  pour justifier 5 réals supplémentaires, il est si malheureux ! Quand il disparaît un moment dans la cabine, on se demande s’il ne va pas réapparaître avec un fusil. Ouf ! Non ! Juste une bouteille d’eau. Le soleil tape dur. L’embarcation tangue doucement entre l’eau noire et l’eau blanche. Il refuse toujours de démarrer. Je commence donc à faire ma piteuse, posément, en lui expliquant que si on savait qu’il voulait augmenter le prix, on serait resté sur le bord, car notre budget était restreint, on avait juste ce qu’il fallait pour revenir en bus jusqu’à Manaus, blablabli et blablabla. Le pirate redémarre alors, et reprend le chemin du retour en silence. Un bateau bourré de touristes foncent à côté de nous. Une vague d’eau douce nous rafraîchit la peau brûlante au soleil. On se force à garder le sourire. On a hâte d’arriver. A l’embarcadère le vieux édenté nous attendait. Il nous tient compagnie jusqu’au départ du bus et demande évidemment aussi son « cadeau ». Retour plein de sentiments bizarres dans l’agitation de Manaus, puis départ pour la Bolivie.

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Posté par herxav à 23:06 - Bolivie et Chili (été 2004) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 novembre 2004

Manaus, l'étonnante !

Pour arriver en Bolivie, nous sommes avons dû passer par le Brésil et nous avons donc fait une halte de quelques jours dans une ville mythique où nous n’étions jamais allés : la ville de Manaus. C’est l’ancienne capitale mondiale du caoutchouc, la plus grande ville au bord de l’Amazonie et la plus grande ville du monde quasiment inaccessible par la route ! Une île dans un océan de verdure : Manaus, est cernée par la forêt amazonienne. Ca paraît incroyable à penser quand on y est, car ça fourmille de monde et de rues commerçantes.

Le plus surréel dans cette ville en plein cœur de la brousse, c’est son impressionnant théâtre qui date du 19ème siècle, très stylé ses avec sculptures et architectures d’artistes venus spécialement d’Italie et autres pays d’Europe. Actuellement, le lieu fait toujours très chic : ça gaze dans l’ambiance populo-vulgaire-commerciale de la ville, à tel point que celui qui vient de loin pour voir le phénomène se demande souvent s’il est bien à Manaus ! Le soir, les amoureux viennent y roucouler sur les bancs publics autour de la grande place arborée et gentiment animée. A notre passage, des concerts de bossa nova et de jazz ont même eu lieu en plein air !

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Posté par herxav à 23:05 - Bolivie et Chili (été 2004) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 novembre 2004

Six mois dans le doute...

Les préparatifs de l’été 2004 avaient commencé dès le mois de Février. C’était la deuxième fois que nous souhaitions nous rendre en Bolivie, mais pour l’été 2003 nous nous sommes pris trop tard car il fallait d’abord faire une demande d’autorisation de demande de visa (sic !!) , au plus tard trois mois avant le départ (re-sic !!). C’est d’ailleurs comme ça que nous avions fini par passer nos deux mois (magnifiques) au Brésil, cet été là. Pour cette fois donc, nous avons prévu notre coup : nous avons acheté nos billets et entamé les démarches pour mes demandes de visas, six mois avant les vacances (ça change pour nous qui avions toujours eu l’habitude des last minutes) !!

Système débile : entre chaque pays, alors qu’il y a des routes et des moyens de locomotions bien plus simples, plus sympas et plus économiques, il me fallait prendre l’avion pour justifier l’entrée et la sortie des pays concernés. Pour les visas, il fallait téléphoner à des horaires précises aux ambassades à paris (aucun représentant en Guyane !!) (le service n’ouvre que le matin en France), ce qui nous faisait lever à 4h du mat étant donné les décalages horaires. A Xav on dit un truc, à moi autre chose !! Il fallait écrire du courrier, poster des mels, relancer encore et encore (parce qu’ils ne répondent qu’au bout de la quatrième ou cinquième fois). Comble du comble : on trouve même le toupet de nous exiger d’être sur place !! Il fallait alors leur expliquer maintes fois que ce n’était pas possible de se rendre à paris, qui est à 4000 bornes de chez nous, soit, plus loin encore que les pays où l’on souhaiterait se rendre !!! 

Les milliers de bâtons dans les roues ne nous empêchaient pourtant pas de rêver et d’y croire. Pas un jour ne se passait sans regarder l'immense carte du monde accrochée dans notre bureau. On repérait nos incontournables dans quelques guides. Résolutions de systèmes d'équations des possibles selon les quatre points quardinaux, le temps qu'on aurait et la forme des deux pays. Nos doigts parcouraient des itinéraires imaginaires. Nos esprits vagabondaient déjà là-bas...

Mois de juin : saison de pluie en Guyane et pourtant moments de grosses suées pour nous !! On nous accorde le droit de demander les visas par courrier, cependant, la demande ne doit être faite qu’un mois avant le départ pour chaque pays. Challenge !! Mon passeport a dû faire deux fois l’aller-retour entre la Guyane et Paris, en moins d’un mois !! On croise les doigts, sachant les délires des services postaux ici (entre les courriers qui disparaissent et les délai jamais respectés….).

23 juin, j’écris ceci à mes amis :

Grande nouvelle : ouf, j'ai reçu mon passeport que j'ai dû envoyer à Paris pour mes demandes de visas pour la Bolivie et le Chili !!! Je n'osais pas en parler car le délai était vraiment trop chaud, nous étions à deux doigts (ou plutôt deux jours) de ne pas partir !!! Et notre avion décolle .... DEMAIN !!!

Je m'en vais deux mois, dans la cordillère des Andes, au pays des indiens et des pingouins, jusqu'aux grands glaciers de la Terre de Feu (la pointe sud de l'Amérique du sud)... hier j'ai sorti mes vêtements d'hiver qui ont sommeilllé depuis plus d'un an dans des cartons, et il y a quelques semaines j'ai dû commander par le net des chaussures d'hiver (ça n'existe évidemment pas ici, et je n'ai pas envie de casser mes doigts de pieds avec uniquement des tongues dans la neige) !! Peut-être que je ferai du ski (oui, oui, pendant que vous bronzerez), et j'esère que je n'aurai pas le mal des montagnes car là-bas, ça culmine à + de 5000m d'altitude (les Pyrénées et les Alpes sont des dos d'âne à côté !!) ...

Posté par herxav à 23:03 - Bolivie et Chili (été 2004) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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