Carnet de vadrouilleurs

Petites histoires, grands récits et photos de nos vies aux quatre coins du globe... Il y a elle, il y a lui, depuis peu il y a bébé, mais il y a surtout une passion commune pour la vie, l'ici et l'ailleurs, le plaisir d'écrire et de photographier.

28 juillet 2005

Dernier moment fort de notre sejour a Granada

Lundi 4 juillet 2005

Notre derniere etape memorable autour de Granada concerne indirectement le volcan Mombacho. Lors de sa derniere erruption, d'enormes blocs de rochers sortis tout droit des entrailles de la terre ont atterri dans le lac, aux abords de la ville, et forment actuellement ce qu'on appelle les isletas. On en denombrerait dans les 300. Toutes les agences touristiques proposent evidemment des excursions autour de ces ilots, et comme d'habitude, nous reussissons a eviter les tours operators arnaqueurs, en s'adressant directement a des pecheurs. Negociation difficile. Le probleme c'est que le lundi, il y a peu de demandes de ballades par rapport aux week-end. Nous degotons finalement notre excursion l'apres midi, ce qui nous fait chambouler notre planning. La "promenade en pirogue autour des isletas" est un must si vous avez l'occasion de passer a Granada. On passe autour d'innombrables ilots etonnamment minuscules, parfois, de simple blocs de pierre ou la vegetation a pris racine, parfois un surface de quoi tenir une maison et un petit jardin. Celles qui sont habitees, le sont soit par des familles de pecheurs installees depuis des generations et des generations dans des cases en bois, soit par des riches de la capitale qui en ont fait des residences secondaires chics aux architectures originales. Le contraste est frappant. Et en fait, le lac sert de cloture et de route. Vraiment etonnant. Et promenade sympa.

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Petit detour au village de Masaya

Apres la descente interminable du volcan, nous aterrissons sur la route principale d'ou nous hellons des bus qui roulent a fond la caisse en direction du village de Masaya lui meme. Objectif : profiter du temps qu'il nous reste de la journee pour aller faire un tour dans le coin. C'est le centre de marchee artisanal du Nicaragua. un detour dont on ne sera pas decu pour l'animation et les couleurs. Dommage que point de vue thune, nous avons seulement de quoi dejeuner (le regal apres la rando), et de quoi prendre le bus pour le retour a Granada. Pas de chance car pas moyen de faire de faire du change... tant pis pour les souvenirs...

Photos de la gare routière...

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Le volcan Masaya

Dimanche 3 juillet 2005

Nous sautons de justesse dans le bus en direction de Managua, la capitale. Il reste une derniere place pour Titine. Xav devra faire toute la route debout a moitiee courbee car c'est un mini bus. Nous demandons a nous faire deposer a l'entree du parc Masaya.

Nous voila seuls au milieu de nulle part. L'entree est bien indiquee. A l'accueil, on paye un droit d'entree et nous explique qu'une navette (payante et non obligatoire) nous est disponible pour atteindre d'abord le musee volcanologique, puis le parking au "pied" des crateres. Routards jusqu'au bout, nous choisissons de tout faire a pieds.

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Nous marchons sur une petite route goudronee, entre verdure et coulee de lave. Paysage assez delirant. Ce qui reste de la lave ressemble a de la rocaille, entre le noir et le gris foncee, avec des teintes bleues vertes vieolettes, et aussi leger que du charbon. De part et d'autre de la coulee, la vegetation est assez dense. Et sur la rocaille meme, quelques plantes, dont de frangipaniers tout parfumees, ont etrangement poussees. En arriere plan trone le volcan. C'est la-bas que nous nous dirigeons. Ca grimpe horriblement. De rares visiteurs passent en voiture ou en moto, nous regardant heroïquement tout en affichant sur le visage une expression de pitiee... Ils n'ont pas tort, car en plus de l'effort de la montee, il y a la distance. En tout, nous avons du parcourir un peu plus d'une vingtaine de kilometre a pieds dans la journee.

La haut, le spectacle est epoustoufflant. Les entrailles de la terre nous offre un paysage lunaire. Nos yeux parcourent maintes et maintes fois le contour circonferique de l'immense cratere. On aurait dit une enorme bouche dont la peau est ecorchee vive. Et c'est de la rocaille aride et dessechee, avec toute les palettes d'ocres et de gris, qui se devoilent a nous sans pudeur. Dans les profondeurs de cette bouche, quelques grondements et beaucoup de fumee s'echappent. Quand le ventre de la terre grougroute moins, un trou beant se laisse distinguer nettement dans le fond et une odeur d'oeuf pourri plane dans l'air. Bien qu'en sueur et essoufflees par la marche, la vue de notre premier cratere, en activitee, nous fait oublier nos peines.

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A quelques metres d'intervalles, le volcan possede d'autres crateres, un peu plus petits et morts cette fois. La marche sur la crete autour des enormes trous est aussi impressionnante, a sa maniere. Contrairement au paysage aride du cratere en activite, les gueules des deux autres crateres qu'on a vues sont envahies d'une surprenante verdure : une foret tropicale a pris vie dedans ¡¡¡ Des hauteurs du volcan, la vue sur le pays est grandiose.

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Apres cette experience inoubliable, nous reprenons la route a pieds vers l'entree du parc. C'est plus facile de descendre. D'autres routards font apparemment la meme demarche que nous pour l'exploration de ce volcan, soit, a pieds, tout seuls, en se debrouillant avec leurs propres moyens. Nous ne sommes donc pas si fous que ca ¡¡¡ 

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27 juillet 2005

2eme moment fort de notre sejour a Granada

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Ce deuxieme moment important pour nous concerne le volcan Masaya. Celui-ci est bien en activitee ¡ Mais ne vous en faites pas... nous n'avons pas vecu une eruption ¡¡ A vrai  dire, au depart nous ne connaissions pas du tout le volcan Masaya. De Granada, le plus populaire est le volcan Mombacho, qui surplombe la ville. Petite information au passage, au Nicaragua, il y a a peu pres une dizaine de volcan.

Depuis la Guyane, Titine reve de faire un tour decoiffant d'adrenaline dans la canopee de la foret de ce volcan. N'ayant aucun guide sur le pays, nous nous renseignons donc par-ci par-la sur le fameux Canopy Tour de Mombacho. Apparemment, l'acces au volcan serait un peu compliquee si nous y allons avec nos propres moyens, a la debrouille (bus, et randonnee). Nous nous adressons donc a des agences, mais sans trop de surprises, les prix sont un peu chers pour des routards au budget serree comme nous. Nous profitons alors pour nous renseigner sur les autres excursions proposees, et c'est la que nous entendons parler pour la premiere fois du volcan Masaya qui va nous faire passer une journee inoubliable.

En fait, de renseignements en renseignements, son acces plus simple et le spectacle qu'il offrirait, nous fait pencher serieusement sur le cas. Notre temps et budget comptee, nous laissons definitiveent tomber Mombacho et sa foret (apres tout, meme si ce n'est pas l'amazonie, on connait assez bien les caracteristiques des forets tropicales). Dommage seulement pour le reve de Titine... Il faut bien faire des choix, et nous ne serons pas decu de Masaya...

a suivre...

21 juillet 2005

Un soir de 1er juillet special

Le premier moment fort que nous avons retenu a Granada se passe le soir du 1er juillet, dans un restaurant bruyant et populaire, loin des restaus chics a touristes. Pour la premiere fois depuis plus de quarante huit heures, nous voila attablees en train de deguster goulument aux doigts notre premier repas nicaraguien : un enorme plat de poulet grillee accompagnee de bananes frites. Un malentendu nous prive de riz et de legumes. Tant pis, c'est quand meme bon et surtout ca fait du bien... Au moment d'attaquer la partie du bas du dos de la volaille, brusquement, l'assiette, la table, le mur, le sol, tout se met a bouger. On aurait dit que tout allait s'ecrouler. Notre bouteille de coca vibre et se deplace presaque. Nous sommes en plein tremblement de terre ¡ Tout le monde se regarde. Un client sort de table pour se mettre au milieu de la route, comme pour etre certain de ce qu'il vit... a moins qu'il ne craigne l'ecroulement du plafond... Certains au contraire paraissent completement indifferents et disent que le phenomene est tout a fait normal ici... Nous hallucinons ¡ Au bout de quelques minutes heureusement, tout redevient normal. On a allumee la tele. Les infos ne parlent que de ca : un enorme tremblement de terre a echelle six de richter a eu lieu dans la mer et s'est fait presque ressentir dans toute l'amerique centrale... drole d'experience qui n'a pas mal tournee pour nous heureusement pour nos premieres heures dans le pays ¡¡¡¡

Granada, securitee et planning.

Nous restons a Granada quelques jours. Decouverte plutot paisible du Nicaragua, loin de toutes ces rumeurs d'insecuritee et de violence dont le pays est victime... mais nous restons lucide, nous n'avons jusque la rien vu d'autre du pays, et les locaux eux-meme se plaignent de la situation par exemple dans la capitale. En tout cas en ce qui concerne Granada, pour tous les voyageurs qui se poseraient des questions, a-l-l-e-z - y, c'est une ville tranquille qui en vaut vraiment le detour et il y a plein de choses a faire dans les alentours ¡ 

Outre le rythme de la vie provinciale et nos vagabondances quelque peu hors temporelles dans la ville, nous avons retenu trois moments forts de notre sejour a Granada.

A lire dans les prochaines notes....

Pour finir, en attendant, encore quelques autres photos de Granada...

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Voyez par vous-même, on a l'air plutôt bien à découvrir des choses... Là par exemple, on goute à tout !! Titine est fan de tout ce qui est bizzarre au marché (ça lui rappelle trop Mada) ! Xav tente le caratou (c'est le nom du truc en malgache), une sorte de peau de porc tout gras transformé en frite, et qu'on mange avec de l'achard !! Il n'aime pas trop on dirait... son ventre non plus n'avait pas supporté d'ailleurs...

Jolie ville coloniale (avec des colonnes partout...)

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Et un peu de culture en errant dans les musées...

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Là, c'est Titine qui croit qu'ils ont des origines communes.... Après ça, on prend congé de vous car ça risque de déraper grave dans les délires...

A la decouverte de Granada

Granada est une ville de province tranquille, au gentil developpement touristique. Etant la plus vieille ville de l'Amerique centrale, elle degage un charme certain, avec son atmosphere de vieux temps a jamais figee...

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Dans les ruelles en pavees, resonnent en echo des pas de chevaux au trot. Les carosses servent encore ici de moyen de transport, comme les pousses pousses dans d'autres pays. A l'aube, la lumiere se leve doucement sur les toits des vieilles eglises, et s'infiltre dans la moindre faille des tuiles des maisons pour accompagner le reveil des habitants. Les petites gargottes s'installent sur les trottoirs pour proposer thes, cafes, tamalees et autres gateaux de maïs. Sur la place principale, les premiers encens brulent. Des hippies et similari ont deballee sur leur table basse a nappe rouge, bracelets, colliers et autres objets faits a partir de materiaux naturels. Avant d'aller travailler, des monsieurs aux chemises blanches parfois usees jusqu'a en devoiler leur peau, se font cirer leur chaussures par des enfants contents de leurs premieres pieces de la journee. Quand ils ne feuillettent pas des journaux, des jeunes en tablier discutent sur les bancs, sirotant un refrescante naturale. Ceux qui n'ont pas la chance d'aller a l'ecole proposent aux uns et aux autres du maní (cacahouettes) encornees dans des vieilles pages grises de cahiers d'ecole et soigneusement tassee dans un plat. Les mamas quant a elle, deambulent avec un panier sur la tete en criant "pasteles, pasteles". Leur voix n'etant pourtant pas enchantantes, difficile de ne pas craquer pour les fameux beignets. La journee deja bien entamee, ca tombe bien, c'est l'heure du petit encas, que les nicaraguens ne manquent jamais et dont on prend vite gout aussi... Apres quoi, la promenade peut continuer.

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A la sortie des banques et aux coins des rues du marchee, on nous agite de grosses liasses de dollars et de cordobas, la monnaie locale. "Cambio euros tambien" crie-t-on sans trop insister aux touristes qui hochent la tete avec un gentil sourire. Le marchee est animee depuis tres tot le matin. On aime bien s'y perdre, pour le plaisir du bruit, de l'odeur et des yeux, en zigzagant entre les allees de fruits qui nous sont parfois bien inconnus, de haricots noirs et rouges, de viandes, de vetements ou de toutes autres choses banales... En fin de matinee, nous sommes completement en nage dans nos tee-shirt tout collant de sueur. C'est que le soleil tape vraiment dur ici. Tout le monde circule alors a ras les murs, sur la trace des ombres qui deviennent tres etroites quand le soleil est au zenith.

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En fin d'apres midi, apres une petite sieste obligee, nos flaneries nous font sillonner a travers les ruelles etroites, d'ou la lumiere rase met en valeur les couleurs chatoyantes des maisons aux murs jaunes, violettes, bleues, roses, et aux tuiles oranges... Un boulevard agreablement ombragee invite le promeneur vers le lac, un peu a l'ecart de la ville. Les distances enormes en font une marche tres peu accourue. On adore... Le soir venu, les echos des pas des chevaux et des carosses s'engloutissent doucement dans le noir, les cris des petits vendeurs ne se font plus entendre, la place principale s'anime dans le chuchotement, et tous le bruits de la ville meurent dans la nuit.

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18 juillet 2005

Notre premier chez-nous au nicaragua

Du Nicaragua, nous n'avons aucun guide et ne connaissons rien d'officiel. Pour une semaine dans le pays, on ne voulait pas se charger avec un guide. Notre solution, dont nous sommes d'ailleurs fiers, c'est internet. Avant notre grand depart, nous avons parcouru de long en large les forums de discussion sur le site des routards, ou il y a une mine d'infos interessantes, ainsi que quelques carnets de routes. Nous avons determinee ainsi nos incontournables pour une semaine au Nicaragua, soit, Granada, l'ile d'Ometepe, et le village balneaire San Juan Del Sur. Arrivees a l'aeroport, pour completer nos bons plans sur le pays, nous fauchons tous les docs gratos sont proposees par l'office du tourisme. C'est ainsi qu'a Granada, nous trouvons sans difficulte la rue des hotels, derriere la cathedrale.

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Voilà, c'est quelque part par là...

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Nous decidons que c'est Titine, avec sa tete de locale, qui va se renseigner sur les prix et les chambres. Apres le passage dans deux ou trois hotels hors de notre budget, nous trouvons notre super trou. Bonne negociation avec 10$ pour deux la chambre. Elle est sombre et etroite, sent le renfermee et la poussiere. Les douche et wc sont communs, et le tout se trouve dans un hotel a baba cool, tout bariolee de couleurs, des looks des voyageurs aux murs gravees de milliers de messages venus du monde entier.

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Et pour vous donner une idée de l'intérieur...

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Notre premier reflexe evidemment c'est de sauter sur le lit et de rattrapper un minimum nos deux nuits blanches. En deux secondes, on s'endort et ce n'est qu'au reveil en fin d'apreme, que nous remarquons que des puces nous ont devorees tout partout. Et evidemment c'est Titine qui a ete la meilleure proie (beaucoup savent que depuis mada, dans une piece ou il y a une puce et quinze personnes, c'est toujours elle l'elue des petites bestioles....) ¡¡¡ Des quatre nuits que nous avons passees a Granada, elle s'en tire avec au moins une cinquantaine de gros boutons rouges et irritants sur tout le corps...

Le plafond marron vue du lit

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Le patio de l'hotel tout vert tout zen...

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Le côté restau bar

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Vraiment... de quoi passer du bon temps !

17 juillet 2005

Arrivee au Nicaragua

30 juin

Nous arrivons a Managua, la capitale du Nicaragua, a 7h du matin. L'aeroport clean nous surprend. Tout se passe tranquille : paperasses sans soucis, personne ne nous saute dessus pour un taxi ou du change (pas de "mouches" comme au Senegal). Nous retrouvons spontanement notre espagnol et etrangement, c'est vraiment comme si nous connaissions le Nicaragua depuis toujours. Ca doit etre l'effet Amerique latine.

Apres deux ou trois renseignements a des passants a gauche a droite, nous trouvons sans la moindre difficulte le bus qui nous ramene directement a la gare routiere. Notre objetctif, quitter directement la capitale pour la fameuse ville provinciale Granada. Encore une heure trente de bus et nous allons enfin pouvoir nous poser apres ces deux nuits blanches et journees folles de deplacement.

Xav continue sa course au sommeil tandis que Titine mate ses premieres heures au Nica. Les facies des gens ne changent pas beaucoup de la Bolivie, du Perou ou du Bresil. Ca doit etre les racines communes amerindiennes. Et evidemment les traits de la petite malgache fond avec la population locale. La route fait cahuter le bus dans lequel tout le monde doit se serrer un peu. En ce qui concerne le cadre, rien de flagrant : beaucoup de vert, quelques passages de foret, des valonnettes et aussi des champs et des rizieres. Sur l' "autoroute", quelque personnes a cheval, en velo ou a pieds nous font sourire.

Notre longue route entamee  48h avant depuis Kourou, notre impatience de poser enfin nos baluchons, voila qu'a l'arrivee du bus nous nous rendons compte que ce n'est pas encore fini... Le terminal se situe a l'entree de la ville ¡ Comme nous debarquons tout juste dans le pays, que nous n'avons encore aucune notion des prix, et que nous ne souhaitions pas nous faire arnaquer en taxi, il va falloir achever cette premiere etape de notre periple par encore une longue marche.... une marche qui nous paraitra interminable, entre la fatigue, les distances enormes, et le sac dechiree de xav ¡¡¡ Sans parler du soleil qui se trouve au Zenith...

16 juillet 2005

Miami galere, fatigue, et encore une nuit blanche...

Notre escapade a miami ne se termine pas en toute tranquillite. En fait, on a du quitter la ville et rejoindre l'aeroport d'urgence en debut de soiree car le "garde baggage" de l'aeroport ferme ses portes a 23h. Le probleme, c'est qu'on ne sait pas trop exactement ou prendre le bus de retour. Notre seul repere par rapport au plan de la ville est le terrain de golf. Le bus J que nous avons pris a l'aller, devrait passer a une rue plus loin.

Alors que depuis le debut nous avons du parcourir une bonne quinzaine de kilometres, nous entamons une marche interminable a travers le terrain de golf, dont nous n'avons aucune notion des distances. La situation, bien que tres stressante, est un peu marrante, car nous devons presser nos pas au maximum, et le terrain, l'air de rien, nous detourne notre chemin, dans un cadre de campagne magnifique, avec en arriere plan toutes les lumieres de la ville. Les maisons alentoures font tres chics, a l'americaine (normal...), sans grilles ni barrieres, avec de temps a autre de la vegetation pour separer quelques villas. Les trottoirs sont evidemment arborborees et fleuris. Impossible d'imaginer des voleurs ici... Malgre les vagabondances de nos esprits, et le paysage qui aspire au calme, nous nous inquietons pour le timing. En plus du fait qu'il faut encore trouver la rue du bus, la nuit tombe noire, et voila qu'il commence a pleuvoir. Nos jambes en compote, nous n'arrivons pas a trouver l'issue du terrain de golf, et dans le noir, nous pataugeons dans des flaques. On n'ose meme plus penser si la direction du sentier est bonne pour nous ou au contraire ne nous emmene a l'oppose de la rue ou passerait le bus....

Au bout d'on ne sait combien d'heures, le hasard et le sens de l'orientation nous mene miraculeusement a la rue que nous cherchons. C'est un enorme boulevard. A un arret, on croise les doigts pour que le fameux bus J passe bien par la. Il n'y a aucun passant dans la rue, donc pas moyen de se renseigner. Il nous suffit alors de mater, les yeux eblouis par les phares,  toutes les voitures qui tracent a fond la caisse et essayer de reconnaitre et d'heller a temps notre bus... Une fois de plus, la chance est avec nous. Nous sommes sur la bonne rue, nous attrappons notre bus, et nous reussissons a rejoindre l'aeroport tout juste quelques minutes avant la fermeture du "garde-baggage"...

Apres tous ces efforts et toutes ces emotions, nous voila confrontees a notre deuxieme nuit dans un aeroport. Nous sommes tellement naze de notre derniere nuit blanche et de notre journee mouvementee, qu'il nous faut nous reposer avant l'enregistrement pour 3h du mat.  Objectif, donc, trouver un coin pour dormir un peu. Premier camping au quatrieme etage de l'aeroport. Mais c'est un peu trop isolee et ca inquiete un peu xav. On ne sait jamais... On demenage donc a un endroit il y a plus de `passage. La clim est mortelle. Titine qui n'en peut plus s'allonge par terre (heureusement que c'est de la moquette) et s'endort en se servant des sacs comme coussins. Xav reste sur un siege un moment mais finit par craquer lui aussi, comme pas mal d'autres voyageurs qui suivent l'exemple de titine. Par ci par la dans l'aeroport, les gens de voyage s'abandonnent. On met le reveil pour ne pas rater notre avion.

3h du matin, on trimballe toutes nos affaires pour enfin notre dernier enregistrement et le depart pour le Nicaragua....

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