Carnet de vadrouilleurs

Petites histoires, grands récits et photos de nos vies aux quatre coins du globe... Il y a elle, il y a lui, depuis peu il y a bébé, mais il y a surtout une passion commune pour la vie, l'ici et l'ailleurs, le plaisir d'écrire et de photographier.

16 juillet 2005

Miami, les states tropicaux

Malgre la nuit blanche que nous avions passee, nos yeux s'ecarquillent comme jamais tant ce qu'il y a autour de nous nous impressionne. Ce qui nous choque en premier lieu, c'est l'espagnol qu'on entend partout, au lieu de l'anglais... ensuite, du point de vue de la tete des gens, il y a surtout des latinos, quelques blacks et tres peu de blancs... on aurait dit qu'on est en amerique latine...

Dans le bus, nous sommes ebahis par la folie des infrastructures routieres a huit voies... les camions monstrueusement beaux impressionnent la petite malgache... au milieu de tout ce modernisme, des palmiers s'elancent par ci par la ; des vendeurs ambulents latinos proposent cacahouettes ou serviettes. En fait, nous ne connaissons rien des etats unis, mais je pense que pour decrire la ville en quelques mots, miami c'est les states tropicaux...

d

Nous descendons au centre ville un peu au hasard du plan que nous nous sommes degotees a l'aeroport. Avec le soleil qui nous dore la peau, le nez au vent, le ciel bleu et les espaces tellement immenses qu'on a l'impression d'etre tout minuscules, on ne peut que se sentir envahi par un sentiment de liberte indescriptible.

a1

Notre evasion a Miami commence evidemment par une promenade a miami beach... La plage est hyper large et sans un seul dechet mal placee. Des cabines colorees de maitres nageurs (comme dans les series "alerte a malibu") jurent avec le magnifique vert bleu de la mer et le blanc du sable. Nous marchons le long d'une piste en bois comme a Deauville, bordee de badamiers et de palmiers qui cachent un peu les hotels inesthetiques alentours. Des agents de securite en velo sillonnent probablement pour surveiller le respect des reglementations affichees (par ex, sont interdits sur la piste les skaters, la consommation d'alcool, etc...). La consequence se fait plutot bien ressentir, pour ceux qui n'ont rien a se reprocher et ceux pour qui cette presence policiaire ne derange pas : personne de louche ne rode dans les parages, et c'etait comme si dans ce pays (ou du moins dans cette partie de la ville) tout etait parfait dans le meilleur des mondes...

dd

Apres la decouverte de la plage la plus populaire du monde, nous explorons le centre de la ville. Les boulevards sont tres grands, super lisses ; les trottoirs sont eux aussi tres larges. Partout autour, tout fait propre, superbement fleuri, abondamment vert de palmiers et autres multitude varietes d'arbres et de vegetations denses mais entirement controlees... L'effet tropical est excellent, et le tout est incrustee sans aucune faute de gout dans des constructions modernes, quelques grattes ciel et une multitude de batiments tous aussi originaux les uns que les autres. Les couleurs et les architectures des maisons dans le quartier de l'art deco nous enchantent. Ca fait un peu penser a disney land, sauf qu'ici tout est reel. Les voitures, enormes, nous impressionnent, et a la vue de limousines, on ne peut s'empecher de se demander quelle star se cacherait dedans... Non, nous ne sommes pas entrees dans un film, nous sommes aux States... Nous flanons aussi dans les rues pietonnes en paves rouges, entre verdure et magazins sympas, cafes, bars, et restaurants. Les distances enormes nous fatiguent, mais nous sommes tellement contents qu'une seule petite pause pour gouter aux pizzas geantes elles aussi et siroter la boisson du pays (le coca ¡) nous suffit. Un vol de perruches au dessus de nos tetes nous surprend.

Pas de doute, nous aimons Miami. Malheureusement, en debut de soiree, il faut deja retourner a l'aeroport.

aa2

Tout bien ordonné et linéaire, gazon bien tondu, taxi jaune, palmiers entre les immeubles...

e1

Quelques photos essentiellement de Miami beach... Pas d'autres vues pour vous car à la nuit tombante, on n'en a pas fait...

aaaa  aaaaa  aaaaaa

Et pour finir, des petites choses qui nous ont surpris...

f1

d1

08 juillet 2005

Bienvenus a Miami

Nous arrivons dans l'apres midi a l'aeroport de miami. A la sortie de l'avion, une mega bouffee de chaleur nous ettouffe presque. Mais aussitot, nous nous retrouvons dans les locaux climatisees comme des frigos ¡  Bienvenus aux States ¡ Tout commence par la galere des paperasses : ils sont hyper strictes et les queues sont interminables. Ouf, pas besoin de visa pour les europeens que nous sommes, mais par contre, on doit se retaper la queue car on ne nous a pas donnee les bons papiers dans l'avion... Apres, il faut aussi se faire photographier et prendre les empreintes digitales... Sans parler de l'humiliation du douanier avec son accent canard qu'on a du mal a comprendre... Bon, l'essentiel, c'est que nous nous en tirons bien.

Nous avons perdu enormement de temps dans les paperasses. Nous croisons les doigts pour recuperer nos sacs. Nous regardons un moment tourner la machine a bagages, sans nos pauvres sacs a dos. Xav s'inquiete et commence a tourner dans l'immense salle ou vont et viennent des passagers du monde entier. C'est la qu'au coin d'un mur, il decouvre nos deux gros sacs entassees, a moitie abandonnees... De peu, ils auraient sans doute ete detruits.... La mauvaise surprise c'est le sac a xav, achetee a 20euros chez un chinois a cayenne (made in Taiwan, donc), dechiree sur toutes les parties ou on peut le porter... Pour le moment, on ne se fait pas trop de souci, puisqu'au moins, on a retrouvee nos bagages... Apres quoi, nous les mettons direct en consigne.

Il nous faut ensuite retirer des dollars, pour notre sejour de quelques heures dans la ville, mais aussi pour la suite de notre voyage en amerique centrale. Car a ce qu'il parait le dollar serait comme une deuxieme monnaie pour tous les pays que nous comptons traverser... Dans le gigantisme de l'aeroport, nous nous perdons. Toutes les machines font techno. Et il y en a dont on se demande l'utilitee... Pourtant, nous avons du mal a trouver un distributeur de billets... Apres cinq fois le tour et deux ou trois renseignements que nous comprenons un peu difficilement a cause de ce fameux accent des americains, nous degotons enfin notre machine a sous ¡ Pour avoir un peu de monnaie, nous nous achetons un gateau cubain a la goyave.

Enfin dispo, nous nous fixons ensuite comme mission : rejoindre Miami beach et le centre de la ville pour profiter des quelques heures que nous avons avant notre dernier avion direction le Nicaragua...

a suivre...

05 juillet 2005

Premiere nuit blanche

A l'aeroport de paramaribo, Titine se sent tres mal. Faiblesse, nausee. Fatigue ? Bouffe malsaine ? Elle tente de vomir en vain et ne tient presque pas debout. Aïe, c'est a peine le debut des vacances et on n'a pas encore quitter le plateau des guyanes...

A part la clim a fond qui embue les murs vitrees, l'appellation d'aeroport international nous fait marrer, tellement le lieu fait paumee et tout petit... Des voyageurs avec des billets elecroniques se font meme envoyer ballader car a l'aeroport, il n'y a pas moyen d'editer les billets... Ouf, pas de souci pour nous.

4h30 du matin, l'avion decolle sans souci et emporte avec lui dans les cieux toute notre fatigue qui nous poursuivra d'ailleurs longtemps. A partir de ce moment, nous partons sans arret dans une chasse haletante au sommeil. La moindre occasion sera bonne pour fermer les yeux.

Escale a Port Of Spain, sur l'ile de Trinidad. L'aeroport a tout pour etre digne d'etre un aeroport international, grand, beau, moderne, clean, meme les toilettes (contrairement a paramaribo ou il n'y avait meme pas de pq)... Par contre l'organisation est completement bordelique. Pour tout notre avion, il n'y avait qu'un seul guichet ¡ La plupart des voyageurs sont en escale pour les etats unis, ca ne facilite pas les paperasses... Nous dormons une bonne heure et demi sur les bancs de la salle d'embarquement en attendant notre deuxieme vol pour miami. Ouf, nous ne ratons pas notre avion.

Au depart pour les Etats Unis, un agent me cherche des problemes avec mon passeport. Apparemment pour lui, je ne dois ni avoir une tete de francaise, ni une tete a habiter en France, ni une tete a etre mariee et accompagnee de mon epoux... Apres quinze minutes de questions bidons et bien embarrassantes, il me laisse enfin embarquer ¡

Evidemment, dans les cieux vers les states, nous essayons du peu que nous pouvons de rattraper notre nuit blanche...

Au surinam, attente, faim, froid, fatigue...

Au bout de longues minutes de marche, on squatte une table sous les boui bouis au bord du fleuve. Les affaires ont l'air de pas mal fonctionner pour indonesiens derriere les etals.Biere et rhum coulent a flot. Les filles et les gars ont sortis leurs tenues de soiree. On sent l'attente de la fete nationale dans les jours a venir. Chics gens, people des quartiers, touristes, vendeurs ambulents et clochards tournent la manivelle du brouhaha sonore multilingue. Ca parle taki taki, creole, indonesien, francais, anglais... Toute cette activitee nous maintient un moment en eveil. Mais on a froid. On ne sait plus si c'est la fatigue, la faim ou l'air de Paramaribo... Les poches de nos cernes se creusent alors que les aiguilles de l'horloge peine a avancer. Les odeurs de brochettes titillent nos narines. Une fumerolle de barbecue epaissit l'air. Malgre son espagnol et portugais reflexe, Titne reussit a commander en anglais un plat de riz special avec du poisson frit mastok et quelques bananes frites.

La faim apaisee, c'est contre le sommeil qu'il faut lutter. Pas facile surtout que les dernieres nuits passees avant le depart etaiet un peu courtes...

Vers minuit trente, nous retournons vers l'hotel d'ou on a donne rdv au bus. Nous revoila donc a sillonner le labirynthe glauque de paramaribo la nuit. Un vrai delire toute cette faune... Tous les cent metres, ca gise, ca dort, des gemissements se laissent percevoir, une ombre fouille les poubelles, des cartons bougent tout seuls... Avec nos gros sacs au dos, nous nous demandons si nous ne devenons pas un peu parano...

De peur de se faire envoyer ballader, avec notre look et nos sacs, nous decidons de squatter le devant de l'hotel Krasnapolski plutot que de rentrer dedans. Titne qui n'en peut plus s'affale sur le trottoir. Vers 1h du matin, des guyanais tout frais, chargees de valises, sortent de l'hotel. Apparemment ils prennent aussi la navette pour l'aeroport et comme par hasard, vont aussi a Miami. Ca nous rassure.

Pendant les quarante kilometre de bus, nous dormons enfin un peu. A l'arrivee, une bonne surprise nous attend. On nous a considerer comme clients de l'hotel, par consequent, on n'a rien a payer...

Au surinam, marche nocturne dans les rues glauques de Paramaribo

Arrives a Paramaribo, nous demandons a nous faire deposer a l'hotel Krasnapolsky. Avec nos gros sacs a dos, on ne passe evidemment pas inapercus. Non, nous ne sommes pas clients, mais nous voulons nous rendre a l'aeroport avec la navette de l'hotel. On n'a pas d'idee, autrement... taxi trop cher, plus de bus pour l'heure qu'on veut, bref, pas simple... Impossible , sir, repond on a xav, il faut contacter une compagnie independante. Apres un coup de tel rapide, l'affaire est regler. Depart pour l'aeroport a 1h30 du mat, et la il est 21h30. Il va falloir s'occuper pendant 4h de temps. A l'hotel evidemment, on n'a pas notre place. Il faut payer sinon... et pour le peu de temps qu'on reste, pour le luxe que ca vaut, pour les allures de routards qu'on a, on ne peut faire autrement que de bouger.

Avec notre maison sur le dos, nous voila a nous retrouver a errer dans les rues glauques by night du centre de Paramaribo. On detourne legerement nos pas a la rencontre de personnages louches, la plupart du temps cames. Malfamees, pas d'autre mots pour decrire tout ca... La situation nous fait tout de meme marrer, malgre l'inquietude qui nous pese... Il faut marcher cool, ne montrer aucune crainte... pourtant nous sommes les seuls pietons, dans ces rues sombres, avec nos sacs a dos pesants et attrayants... Au detour de chaque rue, on ne prefere imaginer ce qui pourrait nous arriver...

a suivre...

03 juillet 2005

On the road

Nous écrivons actuellement au Nicaragua.

Le depart de guyane s'est bien passer. Chat remis a un copain, maison prete pour les deux mois sans vie dedans... a part un souci de carte bancaire qui nous a bien fait suer au dernier moment, nous sommes pour une fois vraiment prets a temps... Nous avions reussi a quitter la maison a 14h. Apres une heure trente de route vers l'ouest guyanais, nous arrivons a Saint Laurent juste au moment du depart du bac en direction le Surinam. Nous pouvons meme partir sans souci pour notre voiture, car des amis vont pouvoir nous la ramener a l'aeroport de cayenne pour notre retour dans deux mois.

Apres la traversee du fleuve, c'est environ 4 heures de temps que nous passons dans un mini bus deglinguer, reggae a fond, rythmer par le taki taki des surinamais  avec de lourdes odeurs de rhum et de cigare dans l'atmosphere. La route pour Paramaribo, la capitale, est toute droite et semble plutot nous mener vers le ciel en feu. Le spectacle du soleil qui se couche nous offre une palette de degrader de jaune, d'oranger puis de violet. Magnifique depart de vacances. Et meme si on connait deja cette route et ce pays, on est bien content d'etre parti.

04 décembre 2004

Manaus, le port amazonien

c2f91

bfde

ee48

Posté par herxav à 23:36 - Bolivie et Chili (été 2004) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 décembre 2004

Mésaventure entre deux fleuves (Manaus, suite et fin.)

Le 26 juin, nous sommes allés voir la fameuse rencontre des fleuves RIO NEGRO et RIO SALIMOES : un spectacle incroyable !! Nous nous sommes perdus un peu à la recherche du bus qui mène au débarcadère. La ville de Manaus est immense, les axes vont dans tous les sens, et les bus et les arrêts innombrables ! Un vieil homme boiteux et édenté nous conseille et propose fièrement de faire la route avec lui. Il vient du Guyana et parle très bien anglais : rare au brésil !! Le bus traverse la ville et au bout d’un peu plus d’une heure, les constructions humaines sont englouties par la végétation. Au bout de nulle part, la forêt amazonienne. Au bout de la longue route, le débarcadère, et évidemment quelques bouibouis en bois anarchiquement installés où l’on propose boissons chaudes et froides, ainsi que des encas. Le vieux guyanien, tout souriant, comme une star célèbre qui débarque dans son village natal, lève le bras vers la gauche, puis vers la droite pour saluer la population qui le connaît. Des pêcheurs se ruent sur nous, sachant très bien pourquoi on est là ! On négocie fermement, et on s’en tire très très bien !! 15 réals pour deux, soit 2 euros, c’est presque le prix qu’on aurait payé si on avait pris la navette qui traverse, mais qui ne s’arrête pas à l’« encuentra das aguas ». Le vieux gère l’attroupement. Ayant entièrement confiance en lui, on finit avec un mec borgne aux allures trop louches ! Nous voilà donc à naviguer très très lentement dans une sorte de tapouille avec une sorte de pirate à la peau tannée et tout plein de cicatrices. Le borgne s’adresse surtout à moi, il doit croire que je suis brésilienne. On sourit et se la joue aimable mais j’avoue que je n’étais pas très rassurée, surtout que le moteur est tombé en panne deux fois. Heureusement que c’est toujours un plaisir que de respirer un grand bol d’air fluvial et de verdure ! L’eau paraît normale. Au large, on devine ce qui nous attend : l’eau y est très claire, celle où l’on navigue parait noire à côté, et une ligne  ondulante sépare les deux eaux. De nos lectures et du peu qu’on a compris sur ce que le pirate nous a raconté, ce phénomène géophysique s’expliquerait par la température spéciale des eaux. Le pirate nous mène jusqu’à la rencontre. On est ébahi par le « spectacle » incroyable et pourtant vrai : le Rio Negro (fleuve noir) et le Rio Salimoes (fleuve blanc) se rejoignent, se dandinent l’une à côté de l’autre en formant une seule eau, mais ne se mélangent pas. Le pirate nous place sur la « frontière », et arriva ce qu’on a craint depuis le départ : il éteint l’embarcation et commence à vouloir changer les négociations. Nos cœurs battent vite. Xav feint celui qui ne comprend rien. Le pirate invente mille et une excuses, sa famille pauvre, le prix de l’essence, et nous propose même d’aller voir une chapelle sur une île,  pour justifier 5 réals supplémentaires, il est si malheureux ! Quand il disparaît un moment dans la cabine, on se demande s’il ne va pas réapparaître avec un fusil. Ouf ! Non ! Juste une bouteille d’eau. Le soleil tape dur. L’embarcation tangue doucement entre l’eau noire et l’eau blanche. Il refuse toujours de démarrer. Je commence donc à faire ma piteuse, posément, en lui expliquant que si on savait qu’il voulait augmenter le prix, on serait resté sur le bord, car notre budget était restreint, on avait juste ce qu’il fallait pour revenir en bus jusqu’à Manaus, blablabli et blablabla. Le pirate redémarre alors, et reprend le chemin du retour en silence. Un bateau bourré de touristes foncent à côté de nous. Une vague d’eau douce nous rafraîchit la peau brûlante au soleil. On se force à garder le sourire. On a hâte d’arriver. A l’embarcadère le vieux édenté nous attendait. Il nous tient compagnie jusqu’au départ du bus et demande évidemment aussi son « cadeau ». Retour plein de sentiments bizarres dans l’agitation de Manaus, puis départ pour la Bolivie.

aec2

212d1

cd561

Posté par herxav à 23:06 - Bolivie et Chili (été 2004) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 novembre 2004

Manaus, l'étonnante !

Pour arriver en Bolivie, nous sommes avons dû passer par le Brésil et nous avons donc fait une halte de quelques jours dans une ville mythique où nous n’étions jamais allés : la ville de Manaus. C’est l’ancienne capitale mondiale du caoutchouc, la plus grande ville au bord de l’Amazonie et la plus grande ville du monde quasiment inaccessible par la route ! Une île dans un océan de verdure : Manaus, est cernée par la forêt amazonienne. Ca paraît incroyable à penser quand on y est, car ça fourmille de monde et de rues commerçantes.

Le plus surréel dans cette ville en plein cœur de la brousse, c’est son impressionnant théâtre qui date du 19ème siècle, très stylé ses avec sculptures et architectures d’artistes venus spécialement d’Italie et autres pays d’Europe. Actuellement, le lieu fait toujours très chic : ça gaze dans l’ambiance populo-vulgaire-commerciale de la ville, à tel point que celui qui vient de loin pour voir le phénomène se demande souvent s’il est bien à Manaus ! Le soir, les amoureux viennent y roucouler sur les bancs publics autour de la grande place arborée et gentiment animée. A notre passage, des concerts de bossa nova et de jazz ont même eu lieu en plein air !

f31d1

662e 8c50

b5cd1

Posté par herxav à 23:05 - Bolivie et Chili (été 2004) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 novembre 2004

Six mois dans le doute...

Les préparatifs de l’été 2004 avaient commencé dès le mois de Février. C’était la deuxième fois que nous souhaitions nous rendre en Bolivie, mais pour l’été 2003 nous nous sommes pris trop tard car il fallait d’abord faire une demande d’autorisation de demande de visa (sic !!) , au plus tard trois mois avant le départ (re-sic !!). C’est d’ailleurs comme ça que nous avions fini par passer nos deux mois (magnifiques) au Brésil, cet été là. Pour cette fois donc, nous avons prévu notre coup : nous avons acheté nos billets et entamé les démarches pour mes demandes de visas, six mois avant les vacances (ça change pour nous qui avions toujours eu l’habitude des last minutes) !!

Système débile : entre chaque pays, alors qu’il y a des routes et des moyens de locomotions bien plus simples, plus sympas et plus économiques, il me fallait prendre l’avion pour justifier l’entrée et la sortie des pays concernés. Pour les visas, il fallait téléphoner à des horaires précises aux ambassades à paris (aucun représentant en Guyane !!) (le service n’ouvre que le matin en France), ce qui nous faisait lever à 4h du mat étant donné les décalages horaires. A Xav on dit un truc, à moi autre chose !! Il fallait écrire du courrier, poster des mels, relancer encore et encore (parce qu’ils ne répondent qu’au bout de la quatrième ou cinquième fois). Comble du comble : on trouve même le toupet de nous exiger d’être sur place !! Il fallait alors leur expliquer maintes fois que ce n’était pas possible de se rendre à paris, qui est à 4000 bornes de chez nous, soit, plus loin encore que les pays où l’on souhaiterait se rendre !!! 

Les milliers de bâtons dans les roues ne nous empêchaient pourtant pas de rêver et d’y croire. Pas un jour ne se passait sans regarder l'immense carte du monde accrochée dans notre bureau. On repérait nos incontournables dans quelques guides. Résolutions de systèmes d'équations des possibles selon les quatre points quardinaux, le temps qu'on aurait et la forme des deux pays. Nos doigts parcouraient des itinéraires imaginaires. Nos esprits vagabondaient déjà là-bas...

Mois de juin : saison de pluie en Guyane et pourtant moments de grosses suées pour nous !! On nous accorde le droit de demander les visas par courrier, cependant, la demande ne doit être faite qu’un mois avant le départ pour chaque pays. Challenge !! Mon passeport a dû faire deux fois l’aller-retour entre la Guyane et Paris, en moins d’un mois !! On croise les doigts, sachant les délires des services postaux ici (entre les courriers qui disparaissent et les délai jamais respectés….).

23 juin, j’écris ceci à mes amis :

Grande nouvelle : ouf, j'ai reçu mon passeport que j'ai dû envoyer à Paris pour mes demandes de visas pour la Bolivie et le Chili !!! Je n'osais pas en parler car le délai était vraiment trop chaud, nous étions à deux doigts (ou plutôt deux jours) de ne pas partir !!! Et notre avion décolle .... DEMAIN !!!

Je m'en vais deux mois, dans la cordillère des Andes, au pays des indiens et des pingouins, jusqu'aux grands glaciers de la Terre de Feu (la pointe sud de l'Amérique du sud)... hier j'ai sorti mes vêtements d'hiver qui ont sommeilllé depuis plus d'un an dans des cartons, et il y a quelques semaines j'ai dû commander par le net des chaussures d'hiver (ça n'existe évidemment pas ici, et je n'ai pas envie de casser mes doigts de pieds avec uniquement des tongues dans la neige) !! Peut-être que je ferai du ski (oui, oui, pendant que vous bronzerez), et j'esère que je n'aurai pas le mal des montagnes car là-bas, ça culmine à + de 5000m d'altitude (les Pyrénées et les Alpes sont des dos d'âne à côté !!) ...

Posté par herxav à 23:03 - Bolivie et Chili (été 2004) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2  3  4  5